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Les TDO au rendez-vous de la science et des droits humains est un écho à l’appel constant des professionnels et des patients. Ceux-ci sont soucieux de voir les faits scientitifques présider au développement des traitements proposés aux dépendances aux opiacés, et de voir ce même traitement accessible à tous sans discrimination et sans obstacles.

Après Montréal en 2008, Paris en 2010, Genève en 2012 et Bruxelles en 2014, Rabat a accueilli le cinquième colloque francophone TDO en 2016. Un signal fort qui vient récompenser le Maroc pour son engagement en faveur des droits des usagers de drogues et de l’introduction des traitements agonistes aux opioïdes depuis 2009. C’est également l’occasion d’élargir le débat à la région d’Afrique du Nord, Moyen-Orient et Afrique sub-saharienne.

Les récents développements dans le domaine de la science et des droits des usagers à accéder aux médicaments essentiels constitueront les aspects saillants de la rencontre TDO5. Au lendemain de l’UNGASS 2016, ces droits seront au centre des débats, et le TDO5 s’en fera l’écho en tant que plateforme d’échanges et de plaidoyers.

Le colloque TDO5 sera aussi l’occasion pour l’Association Marocaine d’Addictologie d’organiser un side-event.

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Au programme, le Colloque TDO  a (re)mis à l’ordre du jour les garanties d’accès des usagers et des ex-usagers d’opiacés à l’aide, aux soins et à la santé en général et dans tous ses déterminants, en ce compris ceux ayant trait à l’insertion sociale et à la citoyenneté. Ces garanties d’accès, si elles doivent être permises par des politiques sociosanitaires novatrices, intersectorielles et décloisonnantes, sont aussi de la responsabilité des professionnels eux-mêmes, qui ouvrent toujours plus leurs dispositifs et qui se mettent en mouvements, au propre comme au figuré.

Plus généralement, les inter-actions doivent rester l’enjeu premier des acteurs compétents, du social et de la santé, du généraliste et du spécialisé, de l’ambulatoire et de l’hospitalier, mais aussi d’autres secteurs, d’autres disciplines et d’autres horizons.

Le Colloque international francophone TDO est l’événement adéquat pour des échanges : manifestation lancée en 2008 à Montréal, il a vu son succès confirmé à tel point qu’il a été décidé de l’organiser tous les 2 ans, en 2010 à Paris, en 2012 à Genève, et en 2014 à Bruxelles.

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En matière de dépendance aux opioïdes, comment conjuguer les développements cliniques et scientifiques, les enjeux éthiques, et les obligations de l'État liées aux Droits humains et au Droit à la Santé? Comment développer l'inscription de nos pratiques dans des structures pérennes garantissant des soins de qualité, l'évaluation et la transmission des savoir-faire des centres spécialisés vers les intervenants de première ligne, et vice-versa ?

Dans la continuité des rencontres de Montréal-2008 et de Paris-2010, la 3e édition du Colloque francophone TDO a offert une plateforme interdisciplinaire alliant descriptions de pratiques et communications scientifiques, en privilégiant un format d'échanges en petits groupes sous forme de symposiums et d'ateliers thématiques transnationaux.

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En permettant aux professionnels de l’espace francophone de présenter leurs  pratiques et de les confronter, ce colloque devrait contribuer à les faire  évoluer. Sans favoriser aucun thème, tout en organisant un échange autour des différentes politiques publiques, il s’attachera à privilégier la présentation d’expériences  concrètes et/ou de projet de recherches et d’innovations.

La diversité des axes retenus, des TSO au sevrage, de l’ambulatoire au résidentiel en passant par l’insertion et la précarité, devrait contribuer à rendre le plus complet possible  l’état des lieux qu’il souhaite dresser.

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En Belgique, en France, en Suisse, au Québec, ou ailleurs dans la francophonie, les pratiques cliniques en matière de traitement de la dépendance aux opioïdes présentent des similitudes, mais aussi de nombreuses différences.

Par exemple, la palette des médications disponibles s’élargit, inégalement selon les pays, nous renvoyant à la question du traitement le mieux adapté à la situation de chacun des patients. Par ailleurs, l’organisation des services, la nature et la place des interventions menées par les pairs-aidants, la gestion des effets indésirables, le traitement des comorbidités, le soulagement de la douleur, les modalités d’intervention psychosociale et le soutien à l’insertion sont autant de questions abordées de façon singulière en fonction des contextes nationaux, voire régionaux.

En dépit de cette multiplicité d’approches, il existe des questionnements communs, qui rendent l’échange international nécessaire. C’est donc dans le but d’échanger  pour enrichir mutuellement nos pratiques, que nous vous  invitons à participer au Premier colloque international francophone sur le traitement de la dépendance aux opioïdes.